Une régularisation européenne pour les jeux d’argent en ligne ?

La France a libéralisé le secteur des jeux d’argent en ligne depuis l’année 2010. Mais on observe que ce secteur ne rencontre pas le succès escompté. Entre la fermeture des divers casinos et autres sites de jeux d’argent en ligne et la baisse des résultats enregistrés par les sites existant, Jean-François Vilotte affirme avoir trouvé la meilleure solution pour le secteur : une régularisation au niveau continentale.

Une solution pour éviter les reculs

Le marché des casinos et d’autres jeux d’argent en ligne en France n’atteint pas le niveau de dynamisme que l’on a espéré lors de l’adoption de la loi libéralisant le secteur en mai 2010. La France n’est pas le seul pays confronté à ce même problème. Dans d’autres pays européens ayant une règlementation similaire, l’univers des jeux d’argent en ligne est loin d’atteindre un résultat satisfaisant. Cela a poussé Jean-François Vilotte, le haut dirigeant de l’Autorité de Régulation des Jeux d’Argent en Ligne en France à partager son souhait de voir la mise en place d’une législation commune européenne et d’une autorité continentale.

Au cours du premier trimestre 2013, la France a enregistré une baisse de 1% du chiffre d’affaire lié aux jeux d’argent en ligne par rapport à la précédente année. La baisse provient surtout des casinos en ligne qui, dans leur ensemble, ont connu un recul de 13% par rapport au premier trimestre 2012. Les paris hippiques et les paris sportifs, eux, continuent d’enregistrer des hausses considérables. Certains opérateurs regrettent déjà aujourd’hui l’adoption de la loi 2010 libéralisant le secteur des jeux d’argent en ligne et surtout d’avoir demandé de licences d’exploitation de site de jeux à l’Arjel. Beaucoup d’entre eux, à l’instar de Partouche, ont préféré se retirer.

L’autorité de contrôle française a fait, certes, beaucoup d’efforts pour détecter et condamner les sites illégaux mais cela n’a pas solutionné l’insuccès des jeux de casino sur Internet. Pour certains acteurs, les sites illégaux ne sont pas les seuls responsables de leurs tracas. Ces derniers proviennent également des conditions fiscales qui leur sont appliquées.

Un marché unique en Europe

Il y a quelques semaines, l’Autorité française des jeux en ligne a accordé aux exploitants de casino en ligne l’autorisation de proposer « La Bataille » et d’autres jeux de casino sur leur site. Jean-François Vilotte, le président de l’autorité, ne croit toutefois pas que la diversification des offres est la meilleure solution face au problème actuelle du secteur. Pour lui, le problème pourrait persister non seulement en France mais également dans divers pays européens s’il n’existe une autorité continentale ayant un même rôle que l’Arjel. Cette autorité couvrira tout le continent sera la seule compétente pour toutes questions concernant les jeux d’argent dans tous les pays européens.

Il faut toutefois rappeler, il n’existe aucune autorité de contrôle des jeux d’argent dans les autres pays du continent et cela nous laisse perplexe sur l’efficacité d’une telle autorité au niveau européen. Si l’Arjel n’a pu vraiment sauver le secteur en France, il est difficile de croire qu’une autorité couvrant tout un continent pourrait tout régler.